UNE MISSION C'EST :

  • Etude du projet (administratif et technique)
  • Planification de la mission
  • Demande d’autorisation de vol
  • Déplacement sur site
  • Mise en sécurité des lieux
  • Préparation du matériel drone et accessoires
  • Captation des données
  • Montage 2D ou 3D ou retouches des images
  • Création du résultat via logiciel spécifique 
  • Remise du résultat final

L'étude du projet


Les textes prévoient la classification des vols selon 4 scénarios :

 • S1 : Vol à vue hors zone peuplée, sans survol de tiers, en vue et à une distance horizontal maximale de 200 mètres du télépilote.

• S2 : Vol hors zone peuplée, sans tiers au sol dans toute la zone d’évolution, ne répondant pas aux critères du scénario S-1, à une distance horizontale maximale d’un kilomètre du télépilote ; la hauteur peut désormais être de 150 mètres si le drone pèse moins de 2 kg, sinon hauteur de 50 mètres si supérieur à 2 kg.

  • S3 : Vol en agglomération ou à proximité de personnes ou d’animaux, en vue et à une distance horizontale maximale de 100 mètres du télépilote ; poids maximum de 8 kg si le drone est équipé d’un dispositif limitant l’impact au sol (ex : parachute), si non équipé du dispositif la masse totale est limitée à 2 kg.

Elle nécessite un accompagnement dans la mise en place de la rédaction du manuel d’activité particulière nécessaire et obligatoire pour exercer le métier de télé-pilote professionnel.

• S4 : activités hors zone peuplée ne relevant pas des scénario S-1 et S-2, le S4 nécessite une licence de pilote aéronautique justifiant un minimum de 100 heures de vol. Il se différencie essentiellement du S2 par la distance horizontale « illimitée » et le possible survol de tiers au sol.



Plusieurs cartes sont à consulter pour la préparation d’une mission :

  • SIA aviation : site de référence en information aéronautique. 

L’accès au site est gratuit. Il permet de disposer des cartes d’aviation officielles. Il est le site incontournable à consulter avant un vol.

  • Géoportail : L’accès au site géoportail pour les drones de loisir est gratuit. Son avantage est une lecture rapide de la zone de vol et des limitations ou interdictions de vol. S’il n’est pas un site officiel pour le vol de drone, il est une aide à la décision utile (voir figure plus haut).
  • Consultation de la carte aéronautique du secteur et repérage des zones réglementées (aérodromes, héliports, couloirs d’entrainement de l’armée, ...)
  • Consultation de la météo : couverture nuageuse, vent, perturbation électromagnétique.

Pour une prestation de photogrammétrie* ou d'orthophotoplan*, une préparation complémentaire est nécessaire :
 • définition de la zone de survol, incluant les surfaces nécessaires pour ne pas avoir d’effet de bord sur le modèle
  Zone théorique à lever
  Zone réelle à lever
  • Définition du parcours automatisé du drone via le logiciel de navigation (voir photo plus bas) : paramétrer le vol automatique du drone en fonction des besoins de qualité du rendu final :
   - Le taux de recouvrement des photos en longitudinal et transversal
  - Le temps de vol disponible en fonction des batteries utilisées
  - La direction du vent : un vent latéral aux lignes de vol peut perturber la prise des photos
  - Le relief et les obstacles
  - L’altitude de vol
  - La durée du vol limité par la capacité batterie. 


*La photogrammétrie est une méthode efficace, rapide et réaliste, permettant de créer des modèles 3D texturés d’objets ou d’infrastructures existantes, par le biais d’une série de photographies haute résolution.

*Orthophotoplan :
P
lan obtenu par une série de clichés aériens (orthophotographie) sur lesquels est effectué un redressement différentiel  

L’orthophotographie est une série de clichés aériens  assemblée donnant un visuel précis d’une large zone géographique. Ce rendu est obtenu à l’aide de plusieurs images hautes résolutions prises par nos drones. L’assemblage des images permet de créer un plan à la fois étendu (il est possible de cartographier de nombreux hectares) et détaillé. Ces images sont géoréférencées et peuvent être superposées à une carte ou un plan SIG (Système d’information géographique).

Avec les infos recueillies nous pouvons élaborer la documentation opérationnelle et les formalités administratives si nécessaires :

  1.  écriture du Manuel d’activité particulière – MAP.
  2. carnet de vol. Ce carnet permet le suivi, ainsi que le bilan annuel obligatoire des activités – en vertu de l’article 15 de l’arrêté ministériel du 18 mai 2018 relatif aux « conception des aéronefs civils qui circulent sans personne à bord, aux conditions de leur emploi et aux capacités requises des personnes qui les utilisent » ;
  3. rédaction d’une procédure interne d’utilisation des drones ;
  4. rédaction d’un modèle de fiche opérationnelle à renseigner pour chaque mission.


Renseignement d'un « Cerfa » relatif à la déclaration d’activité de photographie et de cinématographie aérienne et transmission pour prise en compte à la Direction générale de l’aviation civile – DGAC ;

Puis création d’une déclaration d’activité sur internet.

La préparation du matériel : 

Pour les drones utiles à la mission: 

- chargement des batteries, 

- mises à jour, 
- vérification du bon état de fonctionnement,
- préparation du capteur ou de la caméra embarquée.

Le plan de vol est préparé via une application dédiée puis envoyé au contrôleur de vol du drone : figure ci-dessous.

La mission sur site


Sur place, l’opérateur met en place son balisage de sécurité, repère un point de décollage/atterrissage sécurisé pour l’aéronef et entame les contrôles machine(s). 
Puis il déclenche la mission manuelle ou automatique.
L’aéronef est suivi par deux moyens :
- Sur l’écran de l’ordinateur ou de la tablette, nous pouvons suivre le drone représenté par un symbole et via le retour vidéo de sa caméra principale.
- Sur le retour vidéo en direct de l’appareil photo, l’opérateur peut vérifier le bon déclenchement de l’appareil et voir les images acquises.
A tout moment, le télépilote peut décider de suspendre ou annuler la mission en reprenant les commandes s’il estime que la sécurité de la mission n’est pas optimale.


  • Création du résultat via logiciel spécifique : chaque relevés sont importés sur un ordinateur, puis paramétrés selon les besoins. Et lancement du calcul pour obtention d'un orthophotoplan, rendu 3D...etc.
  • Remise du résultat final

LIMITATIONS ET AVANTAGES

Pour éviter toute déception lors du rendu final des limitations s’imposent du fait de la méthode de restitution employée :
 -  Fortes variations de luminosité durant le vol (ombre portée des nuages) peuvent conduire à une photographie générale erronée ;
 -  La hauteur du soleil sur l’horizon : plus le soleil est bas, plus les ombres portées sont importantes et moins la qualité est au rendez-vous ;
 -  La présence de végétation : le logiciel de restitution du modèle 3D va restituer des masses végétales et non le terrain naturel sous-jacent. Ce problème ne se pose pas lors d’un relevé par Lidar (laser) ;
 -  La précision du GPS : si le nombre de GPS captés est trop faible, l’erreur de géo-référencement va être importante et la précision du modèle final sera altérée. 
Malgré cela, le drone est un moyen d’acquisition beaucoup plus économique que l’hélicoptère ou l’avion. Il permet d’obtenir des résolutions importantes. Il est déployé rapidement et peut être transporté dans un sac pour les endroits difficiles d’accès.